| Africana | |
|
Revue de presse du |
![]() |
| No: 334 Juin Année 2010.06 [Jalons - Milestones] [En
bref - Newsline] |
|
Un Africain devient Supérieur Général des Pères Blancs
Le Père Richard Baawobr est né à Nandom-Lawra, au Ghana, le 21 juin 1959. Entré dans la Société des Missionnaires d’Afrique, il a fait son noviciat à Fribourg en 1981-1982. Puis il fut envoyé à Totteridge (Londres), pour étudier la théologie. Il s’est engagé à vie dans la Société par le serment missionnaire, le 5 décembre 1986, et a été ordonné prêtre à Ko, au Ghana, le 18 juillet 1987. Sa première nomination en Afrique fut pour Livulu, diocèse de Kinshasa, au Congo. Il y resta quatre ans.
Le premier Africain élu comme supérieur
général de la Société
Suivirent des études à Rome en Ecriture sainte (4 ans); une formation à la spiritualité ignatienne au Châtelard, à Lyon; et une nomination comme "socius" au noviciat (année spirituelle) de Kahangala, en Tanzanie (1996-1999). En 1998, le Père Baawobr a participé au Chapitre général comme délégué des jeunes confrères. En octobre 1999, il était responsable des étudiants Missionnaires d’Afrique qui faisaient la théologie à Toulouse. Il a pris une année sabbatique en 2002-2003 pour continuer à travailler à la rédaction de sa thèse de doctorat en Ecriture sainte. Il a été membre du Chapitre 2004 comme délégué de la Province de France et a été élu 1er Assistant général à cette occasion.
C’est à ce titre qu’il participe au Chapitre qui vient de l’élire supérieur général de la Société. Il a défendu sa thèse de doctorat alors qu’il était déjà assistant général, en novembre 2004. Les 42 capitulants de 19 nationalités ont voté par scrutins secrets et il s’est avéré que le Père Richard Baawobr a récolté le plus de votes lundi après-midi, le 31 mai. Le Père Baawobr succède au Père Gérard Chabanon, dont le mandat (2004-2010) a pris fin.
(Proximo, 1 juin 2010)
Pour la
première fois,un Africain nommé Supérieur Général des Pères
Blancs
La nomination du Ghanéen Richard Baawobr aux fonctions de supérieur général des Missionnaires d'Afrique est une étape cruciale dans le processus d'ouverture aux vocations africaines entrepris par la société missionnaire, affirme à la MISNA le supérieur général sortant, le Français Gérard Chabanon. Le père Baawobr est le premier Africain à revêtir les fonctions de supérieur général de la société missionnaire fondée en 1868 par l'archevêque d'Alger, le cardinal Charles Lavigerie, et qui rassemble actuellement 1541 membres de 42 nationalités différentes actifs dans 21 pays africains. Le nouveau supérieur général sera appelé pendant son mandat à collaborer avec quatre missionnaires, respectivement d'origine congolaise, mexicaine, belge et anglaise. "Le choix du nouveau conseil reflète également la vocation internationale et interculturelle de notre institut", poursuit père Chabanon, rappelant que "les représentants de la jeune Église africaine peuvent être appelés à remplir des fonctions importantes au Vatican : il s'agit de protagonistes très bien préparés qui doivent être pris au sérieux". Le chapitre général des Pères Blancs se conclura samedi par l'adoption des documents qui définiront l'orientation de la société missionnaire pour les six prochaines années.
(Misna, 8 juin 2010)
L'accès aux
antirétroviraux serait menacé en Afrique subsaharienne
Le désintérêt des bailleurs de fonds
«menace» l'accès aux antirétroviraux (ARV) en Afrique subsaharienne, où vivent
67 % des personnes infectées par le virus du sida dans le monde, s'est inquiétée
une ONG africaine hier, à l'issue d'une réunion à Yaoundé.
«L'avenir de l'accès aux ARV en Afrique [subsaharienne] est menacé et d'éventuelles conséquences désastreuses pèsent sur les systèmes de santé» dans cette partie du continent, déclare dans un communiqué Central Africa Treatment Action Group (CATAG), mouvement promouvant l'accès universel aux ARV en Afrique centrale. «Les bailleurs de fonds portent de plus en plus leur attention et leurs ressources vers d'autres besoins», ce qui «ne devrait pas se faire au détriment de l'accès aux ARV», estime CATAG, qui a achevé hier une réunion sur le sujet ayant regroupé pendant trois jours des participants de dix pays de la région. «La situation [de l'accès aux soins] pourrait bien s'aggraver», voire «s'empirer», s'est inquiété dans un entretien avec l'AFP James Clovis Kayo, coordonnateur de CATAG. L'aide internationale dont «les gouvernements africains dépendent beaucoup» pour leurs efforts de lutte contre le sida «a été affectée par la crise financière internationale», a-t-il dit.
Menaces
«Beaucoup de donateurs ne contribuent plus» comme par le passé et certains «menacent carrément de se retirer» du financement du Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le sida et le paludisme, selon M. Kayo. Dans son communiqué, CATAG appelle la communauté internationale et les gouvernements «à réaffirmer leur engagement à mobiliser les ressources nécessaires à l'accès universel [...] aux traitements et aux soins» antirétroviraux, au risque de «détruire les progrès obtenus à prix d'or durant les dix dernières années» dans la lutte contre le sida. 2,9 millions de personnes ayant besoin de traitements ARV avaient accès à ces médicaments en Afrique subsaharienne en décembre 2008, soit 44 % du total régional. Cette partie du continent est la plus touchée par la maladie, avec 22,4 millions (67 %) de toutes les personnes infectées au monde, selon l'Organisation mondiale de la santé. (AFP, 20 mars 2010 Afrique)
[Africana] [En bref - Newsline]
Afrique – Après le sommet de la FAO à Luanda, miser sur l'agriculture pour combattre la faim - L'agriculture peut non seulement servir à lutter contre la famine et la pauvreté en Afrique mais elle peut également employer jusqu'à 60% de la population active du continent, a remarqué Jacques Diouf, directeur général de l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (Fao) de l'Onu, à l'issue du Sommet régional africain tenu à Luanda, en Angola, qui s'est vu conférer pour deux ans la présidence africaine de l'organisation. M Diouf a également sollicité les gouvernements africains de faciliter l'accès des agriculteurs aux équipements nécessaires pour maximiser les récoltes et aux infrastructures susceptibles d'assurer un meilleur stockage et le transport des aliments, évitant ainsi des pertes actuellement estimées entre 40 et 60% du total des récoltes. Le directeur général de la Fao a également constaté que l'Afrique était la seule région du monde où la production alimentaire moyenne par personne était en diminution constante depuis 40 ans et que 30% minimum de ses 900 millions d'habitants étaient confrontés à une situation d'insécurité alimentaire chronique : un enjeu d'autant plus important que le continent enregistre une forte croissance démographique et est durement éprouvé par les impacts du réchauffement de la planète sans en être responsable. Les conclusions de la rencontre de Luanda ont été renforcées par les observations issues du Forum économique mondial sur l'Afrique, dernièrement tenu à Dar-es-Salam (Tanzanie) et dont les participants ont souligné l'importance de développer l'agriculture et de consolider les investissements dans les infrastructures. (VV/CN) (Misna, 10/5/2010)
* - Déversements et engrais: la qualité de
l'eau en chute libre - La qualité de l'eau en Afrique subsaharienne se
détériore et la plupart des sources d'eau du continent présentent un niveau
préoccupant de toxicité dû à la présence de métaux lourds, de résidus
industriels et de l'emploi excessif d'engrais, dénonce un rapport diffusé par le
Réseau panafricain pour la chimie, en collaboration avec la Société anglaise de
chimie et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue). Intitulé
"Qualité de l'eau en Afrique : une perspective chimique et scientifique", le
rapport souligne la difficulté de traiter la question en raison de l'absence
dans de nombreux pays africains de programmes visant à superviser l'utilisation
des ressources hydriques et à respecter des standards de qualité en matière
environnementale. Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé
(Oms), près de la moitié des patients hospitalisés sur le continent souffrent de
maladies transmises au contact de l'eau ou dues à la pénurie d'accès à l'eau
potable et aux services d'hygiène, affectant les économies de la région
subsaharienne à hauteur de 5% du Produit interne brut. L'eau contaminée et les
services sanitaires inadéquats causent par ailleurs la mort de près de 1,5
million d'enfants âgés de moins de cinq ans par an. Le rapport met l'accent sur
la nécessité de connaître la qualité des ressources en eau pour garantir un
traitement approprié de l'eau potable et éviter la contamination des sources. En
conclusion, le document recommande aux scientifiques opérant en Afrique de
contribuer à élaborer et réaliser des stratégies durables pour améliorer la
qualité des ressources hydriques. (MV/CN) (Misna, 11/5/2010)
* - Confirmation de la reprise de la
croissance économique du continent - Le taux de croissance de l'Afrique est
voué à retrouver le niveau qu'il détenait avant la crise économique et
financière mondiale des deux dernières années, ont affirmé la Banque africaine
de développement (Bad) et l'Organisation de coopération et de développement
économique (Ocde), qui ont présenté lundi leur rapport sur les perspectives
économiques du continent pour 2010. Selon le document, la croissance de
l'économie africaine devrait atteindre 4,5% en 2010 (par rapport à 2% environ
l'an dernier) voire, selon les prévisions, 5,2% en 2011, soit presque la moyenne
de croissance de 6% que l'Afrique avait connue entre 2006 et 2008. Selon les
experts, toutes les régions du continent bénéficieront de cette tendance
positive, laquelle dépendra néanmoins de la reprise de l'économie mondiale et du
maintien de l'actuel niveau des tarifs des hydrocarbures et des matières
premières. En dépit des signes encourageants, le rapport – qui sera soumis à
l'examen des participants à la réunion annuelle de la Bad, prévue à Abidjan à
partir de mercredi prochain – rappelle que la crise internationale a
considérablement freiné le mouvement des investissements extérieurs sur le
continent et que la baisse des prix des matières premières a diminué les
recettes des gouvernements. Le taux prévu de 4,5% de la Bad et de l'Ocde
intervient après celui de 4,8% estimé par la Commission de l'Union africaine
(UA) et la Commission économique pour l'Afrique (Cea) de l'Onu et celui de 4,7%
annoncé par le Fonds monétaire international (Fmi). (MZ/CN) (Misna, 25/5/2010)
* - Le développement du continent et la
responsabilité des africains - Le Programme des Nations Unies pour le
développement 2009 vient d’être publié : encore une fois émergent la situation
dramatique de l’Afrique et les niveaux de pauvreté extrême qui affligent ce
continent. La liste des 24 pays avec l’indice de développement le plus bas du
monde, à l’exception de l’Afghanistan et du Timor Oriental, est formée de pays
africains, tous de la région subsaharienne : Niger, Sierra Leone, République
Centrafricaine, Mali, Burkina Faso, République Démocratique du Congo, Tchad,
Burundi, Guinée-Bissau, Mozambique, Ethiopie, Guinée, Liberia, Gambie, Rwanda,
Sénégal, Erythrée, Zambie, Côte d’Ivoire, Bénin, Malawi et Togo. Le continent
africain possède de grandes richesses naturelles et un énorme potentiel humain,
garanti par le jeune âge de la population, formée à 70% de personnes de moins de
30 ans. Cependant des lois commerciales défavorables, les intérêts économiques
d’entreprises occidentales et les hauts niveaux de corruption interne empêchent
l’Afrique d’atteindre les indices de développement qui lui reviennent de droit.
La crise financière mondiale qui touche dans une mesure différente tous les pays
du monde, a eu en Afrique comme conséquence une augmentation de la faim et de la
pauvreté. Sur 28 millions de dollars négociés en 2005 par les pays du G8 à
Gleneagles, à distribuer en Afrique d’ici 2010, jusqu’à présent selon l’ONU et
l’Union Africaine, 9.500 millions ont été atteints. A ce sujet les experts ont
souligné le fait que le développement de l’Afrique ne peut ni ne doit dépendre
seulement des aides extérieures. La responsabilité en revient aux africains.
Outre mettre en acte de véritables changements dans les structures sociales et
de gouvernement, dans lesquelles prévalent des modèles archaïques et peu
fiables, avec des indices de corruption très élevés, les africains ont besoin de
matérialiser les aides extérieures en développement et progrès social,
favorisant avant tout le secteur agricole, ce qui augmenterait les entrées et
surtout garantirait la sécurité alimentaire dans un continent où plus de 30% de
la population souffre de la faim. Parmi les groupes de soutien les plus engagés,
l’organisation catholique de volontaires Manos Unidas a déjà approuvé sur le
continent 61 projets de développement, avec un investissement de 2.491.631 euros
dans les secteurs agricole, sanitaire, social, de l’instruction, au Bénin, en
République Démocratique du Congo, au Burkina Faso, Rwanda, Burundi, Sénégal,
Cameroun, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Somalie, Ghana, Soudan, Kenya, Tanzanie,
Madagascar, Togo, Malawi, Ouganda, Mali, Zambie, Maroc, Zimbabwe, Mauritanie,
Mozambique, Nigeria. (AP) (Fides, 31/5/2010)
International - "Afrique: 53 états, une
union": "les Africains doivent décider de leur avenir" - L'Afrique doit
promouvoir la bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme et le
potentiel de ses propres peuples tout en renforçant son intégration
continentale, a déclaré vendredi dernier la secrétaire générale adjointe de
l'Onu Asha-Rose Migiro, lors de son intervention à la Conférence de Haut niveau
: "Afrique : 53 États, une Union", tenue à Bologne (Italie). Mme Migiro a par
ailleurs précisé que "l'avenir de l'Afrique doit être décidé avant tout et
surtout par les Africains". Mettant l'accent sur le fossé "inacceptable" qui
existe entre l'Afrique et les pays développés, Romano Prodi, fondateur de la
Fondation pour la coopération des peuples qui a organisé la Conférence de
Bologne, a souligné la nécessité d'une "action commune pour la renaissance
africaine". L'ex-président sud-africain Thabo Mbeki a quant à lui observé que la
mise en œuvre d'une sorte de Plan Marshall pour l'Afrique était peu probable,
considérant le manque d'intérêt de la communauté internationale : "Ce n'est qu'à
partir du moment où un million de migrants africains commenceraient à débarquer
chaque jour sur ses côtes que l'Europe se déciderait à faire quelque chose",
a-t-il précisé. Les participants aux travaux de la conférence de Bologne ont
analysé les meilleurs initiatives visant à privilégier l'intégration
continentale de l'Afrique, fondée sur des dispositifs de coopération
interétatique dans les différentes régions du continent, jusqu'à la mise en
place d'un seul marché commun, puis à l'instauration des États-Unis d'Afrique.
Paix et sécurité, y compris la sécurité alimentaire, infrastructures, fourniture
hydrique et instruction sont les principaux secteurs qui ont été identifiés
comme domaines d'actions décisifs pour l'avenir de l'Afrique. [CO] (Misna,
24/5/2010)
[Africana] [Jalons - Milestones]
Afrique – Du Burkina Faso au Mali, craintes et stratégies contre la sècheresse - D'énormes quantités de céréales ont été mises en vente à des prix contrôlés dans 20 des 45 provinces du Burkina Faso, un des pays de la région du Sahel qui subissent depuis de longs mois les conséquences de sécheresses prolongées ou de pluies insuffisantes. L'opération est gérée par le Comité national de gestion des réserves pour la sécurité alimentaire (antenne publique). Près de 11.240 tonnes de céréales seront globalement distribuées dans le pays. Un sac d'un quintal sera vendu 11.000 francs Cfa, soit 4000 francs Cfa de moins que le prix du marché. Les provinces destinataires du programme se situent dans différentes parties du pays, au nord, au centre et à l'ouest. Les interventions sociales au Burkina Faso s'inscrivent dans le cadre d'une urgence transnationale. Selon l'Onu, près de 10 millions de personnes sont en péril de famine au Niger et au Tchad. La situation ne s'avère pas meilleure dans le Nord-est du Mali et plus particulièrement dans la région de Gao, tel que le confirme mardi le quotidien Le Républicain, selon lequel les efforts déployés pour parvenir à la sécurité alimentaire sont le principal enjeu du gouvernement. Les sècheresses et les précipitations insuffisantes ont détruit les pâturages et compromis les récoltes dans une région extrêmement vaste, qui arrive à l'est jusqu'à l'Éthiopie. La crise risque par ailleurs de s'aggraver dans les prochaines semaines, avant les récoltes de fin mai et de juin. (VG/CN) (Misna, 4/5/2010)
* - Le changement climatique menace la sécurité alimentaire du continent africain - Une conférence régionale est en cours en Angola, pour l’Afrique de la FAO, qui se conclura le 7 mai. Selon un document qui vient d’être présenté, intitulé : « Les implications du changement climatique pour la sécurité alimentaire et pour la gestion des ressources naturelles en Afrique », le changement climatique peut avoir de lourdes retombées sur la sécurité alimentaire et sur la réduction de la pauvreté en Afrique. La principale conséquence des températures plus élevées et de l’imprévisibilité croissante du climat est très probablement la réduction du rendement des cultures. Le changement climatique touchera les pays africains les plus pauvres de façon démesurée, et les personnes les plus pauvres dans ces pays seront celles qui en souffriront le plus. Les petits cultivateurs africains, qui pratiquent une agriculture de pure subsistance, sont les plus vulnérables, et sont ceux qui ont le moins d’instruments pour en réprimer les effets. Un tiers de la population africaine vit dans des zones enclines à la sécheresse. Six des dix villes les plus grandes du continent sont situées le long des côtes, elles aussi exposées au changement climatique. Dans la réunion de cinq jours, on discutera entre autres des effets des prix alimentaires soutenus sur la sécurité alimentaire de l’Afrique, et des défis et opportunités que présente la production bioénergétique pour le continent. (Fides; 4/5/2010)
* - Région des Grands Lacs, religions unies pour défendre les droits de l'homme - L'instauration d'un organisme de consultation entre les communautés religieuses et l'Union européenne (UE) pour promouvoir la défense des droits de l'homme dans la région des Grands Lacs a été proposée à l'issue d'une rencontre tenue à Kinshasa (République Démocratique du Congo) sur l'initiative du Conseil œcuménique des Églises et de la Fédération mondiale luthérienne. Le quotidien du Saint-Siège L’Osservatore Romano précise que la proposition figure dans un document auquel ont souscrit 17 personnalités religieuses du Congo, du Burundi et du Rwanda. Le document engage les communautés religieuses et les institutions internationales à collaborer pour apporter un soutien effectif à la population. Le texte reconnaît les droits de l'homme comme prérogatives nécessaires à la dignité humaine et impute à l'ignorance de leur violation la première cause des conflits dans le monde et, plus particulièrement, dans la région africaine des Grands Lacs. (Misna, 7/5/2010)
* - Malawi et Éthiopie pour représenter l'Afrique au G20 de Toronto - Le Malawi et l'Éthiopie feront partie des invités spéciaux du prochain Sommet du G20 qui se tiendra à Muskoka, dans la périphérie de Toronto (Canada), les 25 et 26 juin. Le continent n'avait jusque là été représenté que par l'Afrique du Sud au Sommet du G20 contrairement aux nations émergentes asiatiques ou latino-américaines qui jouissent d'une plus grande visibilité politique. "Le respect des engagements d'assurer la reprise de l'économie mondiale et de rétablir la situation de l'emploi dans le monde" sera à l'ordre du jour de la rencontre, a précisé le Premier ministre canadien Stephen Harper. Les travaux verront la participation des 20 États membres du G20, des dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, du Conseil de stabilité financière, de l'Organisation de coopération et de développement économiques, de l'Organisation internationale du Travail, de l'Organisation mondiale du commerce et des Nations unies. Ensemble, les pays membres du G20 produisent 90% du total du Produit interne brut (Pib) mondial. (VV/CN) (Misna, 10/5/2010)
* - Chaque année l’Afrique perd entre 200 et 400 milliards de dollars à cause de la fuite des capitaux - Entre 200 et 400 milliards de dollars s’évadent chaque année des entreprises (pour la plupart étrangères) en Afrique. Ces données viennent du 20e “World Economic Forum on Africa” qui s’est clos le 7 mai dans la capitale de la Tanzanie, Dar es Salaam. Le Ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordhan, a rappelé que l’Afrique restait le continent le plus compétitif en ce qui concerne la rente des investissements, mais a critiqué la fuite des capitaux. Le ministre a ensuite démenti ceux qui décrivaient l’Afrique comme une région trop dangereuse pour opérer des investissements. Le problème est que les profits générés par les capitaux étrangers investis en Afrique sont exportés au-delà du continent et investis dans d’autres activités. De cette façon les populations africaines bénéficient peu voire pas du tout de la richesse générée dans leurs pays. « Le monde des affaires doit payer des taxes s’il veut obtenir des taxes équitables » a affirmé le Ministre sud-africain des Finances. Certains représentants des multinationales actives en Afrique ont à leur tour critiqué les gouvernements locaux à cause du manque de réglementation fiscale claire, qui selon eux décourage plusieurs opérateurs économiques d’investir sur le continent. Les ministres africains ont cependant affirmé que ce sont justement les multinationales qui s’opposent, dans plusieurs cas, à une réglementation fiscale, notamment dans le secteur minier et dans celui de la téléphonie mobile, deux secteurs qui ont enregistré les plus hauts profits cette dernière décennie. (Fides, 10 mai 2010)
* - Sommet à Lomé sur la sècheresse et l'insécurité alimentaire - Le Sommet de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a débuté mercredi à Lomé sur les thèmes de l'insécurité et de la crise alimentaire. La réunion voit la participation des ministres de l'Agriculture, du Commerce et des Affaires humanitaires des 15 États membres de l'organisation, rassemblés pour faire le point sur leur situation et les stratégies politiques à mettre en œuvre au niveau régional en la matière. La sècheresse et les précipitations insuffisantes ont ravagé ces derniers mois les champs et les pâturages dans une région très vaste, d'autant plus que la crise risque d'empirer dans les semaines à venir avant la récolte de juin. Une session spéciale du Sommet – ont précisé les organisateurs – sera consacrée à la situation des pays du Sahel, qui se préparent à une crise particulièrement grave. Les gouvernements de la région sont non seulement préoccupés par les impacts du réchauffement de la planète mais aussi par les conséquences des crises alimentaires qui incitent les tribus nomades à se déplacer de plus en plus vers le Sud à la recherche de pâturages pour leurs bêtes, donnant lieu à des violences et des conflits sur le contrôle du territoire. Selon les chiffres de la Cedeao, l'Afrique de l'Ouest a connu l'an dernier une diminution de 2% de sa production de céréales et de 31% en comptant le Niger, qui est l'un des pays du Sahel les plus gravement touchés par le phénomène. (ADL/CN) (Misna, 19/5/2010)
* - Armes détruites en signe de paix - Pour renforcer la paix et la sécurité dans le pays, près de 2600 armes à feu de petit calibre illégalement détenues et volontairement remises aux autorités seront détruites par les flammes mardi. Cette initiative, qui se tiendra à Bukoba (région nord-occidentale de Kagera), est promue par la Communauté d'Afrique de l'Est (Eac) pour commémorer la Journée mondiale de l'Afrique. La secrétaire générale adjointe de l'Eac, Beatrice Kiraso, a précisé que la destruction de ces armes aspirait à témoigner des efforts déployés en Afrique pour promouvoir une paix durable et assurer la sécurité et la stabilité du continent. Les initiatives de l'Eac dans la lutte contre la prolifération des armes légères (Salw) ont abouti jusqu'à présent à la destruction de plus de 12.000 armes et cinq tonnes d'explosifs. Les cinq États membres de l'organisation – Kenya, Tanzanie, Ouganda, Rwanda et Burundi – se sont engagés dans un processus d'intégration qui les a conduits à harmoniser leurs politiques et leurs législations pour aboutir à un marché commun, à une union monétaire et à une fédération politique. (CC/CN) (Misna, 25/5/2010)
* - Le dialogue contre les crises: les
"sages" se réunissent à Kinshasa - Le dialogue social et politique pour
résoudre les tensions et les crises du continent : tel est l'enjeu de la
rencontre qui rassemblera à Kinshasa à partir de vendredi les membres du Groupe
des Sages de l'Union africaine (UA). Formé de cinq représentants des principaux
secteurs politiques et géographiques de l'Afrique, le groupe est chargé de
formuler des recommandations et d'évaluer la mise en œuvre de stratégies dans la
délicate perspective des rapports entre démocratie, crises politiques, élections
et conflits. Ahmed Ben Bella, ex-président de l'Algérie, coordonne entre autres
les travaux de Salim Ahmed Salim, ex-secrétaire général de l'ancienne
Organisation de l'Union africaine, Miguel Trovoada, ancien président de
Sao-Tomé-Et-Principe, et Brigalia Bam, président de la Commission électorale
sud-africaine. Le groupe des Sages a été instauré par l'UA après la crise
politique et les violences qui avaient éclaté au Kenya après l'élection
présidentielle de décembre 2007. (VG/CN) (Misna, 21/5/2010)
BURKINA FASO - Crise des économies
d'Europe, une leçon pour l'Afrique? - Le continent semble se montrer très
critique vis-à-vis de la crise européenne caractérisée ces derniers temps par
l'effondrement de l'économie grecque, tel qu'en témoigne une analyse de la revue
burkinabè Fasozine. "Le virus du capitalisme sans limite et sans éthique
continue de faire des ravages", soutient la revue, déplorant que cette énième
crise fasse à nouveau vaciller toute l'économie mondiale, après celle qui avait
éclaté aux États-Unis en 2008. "Vue d’Afrique, la tragédie grecque est plus que
révélatrice de la «grande désillusion» plusieurs fois dénoncée par les forces
sociales africaines", peut-on lire sur Fasozine, qui met l'accent sur les
politiques imposées aux économies africaines dans les années 1990 par le Fonds
monétaire international (Fmi) sans avoir permis au continent de sortir du
"piège" de la pauvreté. L'article conclut en espérant que "l’Afrique en tire des
leçons utiles pour réinventer une économie autre que celle qui lui a été imposée
jusqu’ici". (CC/CN) (Misna, 10/5/2010)
INTERNATIONAL - Alliance des civilisations:
conférence à Cordoue pour le pluralisme religieux et la paix - Approfondir
certaines questions liées au pluralisme religieux dans les sociétés
démocratiques et au rôle des leaders religieux dans la promotion de la culture
de la paix : tel est l'objectif de la conférence interministérielle promue par
l'Alliance des civilisations et le gouvernement espagnol, dont le pays assure
actuellement la présidence tournante de l'Union européenne (UE), qui a débuté
lundi à Cordoue. Les dirigeants politiques, les leaders religieux et les
chercheurs analyseront les lacunes et les perspectives en matière de liberté
religieuse. Les travaux verront la participation de Jorge Sampaio, Haut
représentant des Nations Unies pour l'Alliance des civilisations, et du
directeur de l'organisation, Marc Scheuer. Lancée en 2005 sur l'initiative des
gouvernements espagnol et turc puis sous l'égide de l'Onu, l'Alliance des
civilisations aspire à "améliorer la compréhension et les relations de
coopération entre les pays et les peuples de toutes cultures et religions et, ce
faisant, aider à contrer les forces qui alimentent la polarisation et
l'extrémisme". (CC/CN) (Misna, 3/5/2010)
ONU - Journée mondiale de la diversité culturelle - Les droits de l'homme et la diversité culturelle sont étroitement rattachés, soulignent les experts de l'Onu à l'occasion de la Journée Mondiale de la Diversité Culturelle, pour le Dialogue et le Développement, instaurée le 21 mai par les Nations Unies suite à l'adoption en 2001 de la Déclaration universelle de l'Unesco sur la diversité culturelle. La diversité culturelle ne peut être protégée et promue que si les droits de l'homme et les libertés fondamentales sont assurés, indique un communiqué des Nations Unies, tout en précisant que "personne ne peut se prévaloir de la diversité culturelle comme d'une excuse pour ne pas respecter les droits humains ou limiter leur portée". Selon les experts de l'Onu, les valeurs universelles devraient "servir de pont entre toutes les cultures et ne devraient pas être subordonnées aux normes sociales, culturelles et religieuses". Conformément à l'intention de ses fondateurs, la Journée Mondiale de la Diversité Culturelle se veut l'occasion de sensibiliser l'opinion publique pour apprendre à vivre mieux ensemble, dans la diversité. (CC/CN) (Misna, 21/5/2010)
SUD DU MONDE - La "Conférence des peuples", sur le changement du climat - "Le réchauffement de la planète découle des activités humaines qui ont brisé la relation harmonieuse avec Mère Nature. Le mal-être de Mère Nature découle des pratiques occidentales qui ont bouleversé le "bon vivre" des peuples indigènes, qui avaient entretenu des siècles durant un rapport de réciprocité avec l'environnement d'où vient la vie. L'avenir de la planète dépend de la sagesse ancestrale des peuples indigènes qui se résume dans la proposition du Bon Vivre". (Extrait d'un document de présentation de la Conférence des Peuples qui débutera aujourd'hui à Cochabamba, en Bolivie.) (Misna, 19/4/2010)
Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs), 1640, St-Hubert, Montréal, Québec,
H2L 3Z3
Tél.: (514) 849-1167 Fax : (514) 849-4232
Email : documentation@mafr.net